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Quote of the day

« Si dans cette ville il y avait des trucs culturels qui concernent les gens, ils arrêteraient de focaliser sur la télé et d’appeler leurs enfants Brandon ou Jennifer. Ils auraient autre chose dans la tête que la volonté de devenir riches et célèbres »
Akhenaton interviewé dans le Causette n°16.

Eh bien mon mois est passé. Ça n’a pas vraiment bouleversé ma vie. Je pense que j’étais déjà à mon maximum de non utilisation du plastique.
J’avoue aussi que je ne suis pas parfaite et qu’il m’arrive de ne pas refuser le sac plastique quand je n’y ai pas pensé, ou les couverts avec ma salade.
Mais j’en consomme toujours beaucoup moins qu’avant.
Je me suis quand même rendu compte que notre utilisation quotidienne est tout simplement hallucinante. C’est à se demander comment on faisait avant.
C’est sûr que le plastique accompagne l’idée d’une certaine notion du progrès. Mais aussi d’une certaine facilité. Pourquoi s’embêter à prévoir des sacs pour ranger ses courses, quand ils sont distribués dans les magasins ? Pourquoi se préparer à manger quand quelqu’un d’autre peut le faire pour une somme modique ?
En ce qui me concerne, j’évite le plastique pas uniquement pour me compliquer la vie, mais aussi parce que j’aspire à une vie plus saine.

Et je n’ai pas d’enfants !! Ma nièce vit entourée d’objets en plastique dans sa chambre (et c’est le cas de tous les enfants que je connais).

Je ne me suis pas vraiment gâché la vie pendant ce mois, mais j’ai vraiment réalisé à quel point c’est difficile de l’éviter. Mes lunettes de vue et de soleil sont en plastique. Mon téléphone portable, la gamelle de mon chien, les blister de mes médicaments et tellement d’autres choses encore que je ne peux pas toutes les citer ici.
Inutile d’être un ayatollah du plastique, comme pour tout, j’essaye d’être mesurée (je continuerai de prendre des médicaments si j’en ai besoin et même s’ils sont sous plastique, c’est promis).
Mais ce n’est qu’un début…

Gloire à toi Ben et aussi à toi Jerry, pour vos glaces adaptées à mon projet du mois.
Il m’arrive très occasionnellement de manger une glace pour le goûter. L’autre jour, à la piscine, j’avais le choix entre beaucoup d’horreurs diététiques mais là n’était pas le problème : manger du gras et du sucré, soit, mais à mon goût. Et sans plastique.
Et bien rassure toi, ami anti plastique, Ben & Jerry l’ont fait !
Une cookie dough (ce n’est pas ma préférée, mais elle se bat bien) s’il vous plait. D’abord le couvercle est dans une sorte de cartonnage, de même que le pot. L’opercule est en carton aussi (et non pas en plastique comme chez Häagen Dazs) et la petite cuillère est… en bois !
Sur la boîte, il y a le logo Climate Neutral. Leur site étant assez mal conçu, je ne sais pas bien ce que ça veut dire.
Certaines des glaces sont issues du commerce équitable (mais pas la cookie dough il semblerait).
Comme je ne vis pas au pays des Bisounours, je sais bien que Ben & Jerry’s est une grosse firme, mais sa politique me semble, disons, moins pire que certaines autres.
Au moins il font un petit effort.
Ma satisfaction du mois aura donc été de manger une glace sans plastique.
Mais chez les artisans, point de plastique.

En ce moment, je suis un peu débordée au bureau, on fait les payes et les factures. Il y a un peu de relâchement niveau supervision du plastique. J’essaye, tous les mois, d’économiser du papier en m’appliquant bien à ne pas faire d’erreurs pour ne pas imprimer 18 fois une fiche de paie.

Bien entendu, je ne réussis jamais parfaitement.

Quoi qu’il en soit, le plastique au bureau est omniprésent. Nos bureaux sont en plastique. Ou peut-être en bois mais recouvert d’une couche de matière vaguement plastique. Il y a aussi : l’écran de l’ordinateur, le clavier, la souris et des tas de composants, j’imagine, les structures de nos chaises, la boîte des cd vierges, le petit outil pour enlever les agrafes, la règle, la perforatrice, la calculatrice, la photocopieuse, l’imprimante, les classeurs (attention, pas tous), certaines chemises, les casques de chantier (oui il y a ça dans mon bureau), la lunette des toilettes, le distributeur de papier toilette, les tasses en plastique jetables pour le café (j’ai mon mug, évidemment), l’aspirateur, les stylos, l’agrafeuse, le micro-ondes (dont je me sers seulement pour faire mon thé), ma boîte où je range mes sachets de thé, certains de mes sachets de thé, la boîte à pharmacie, le disque dur externe, le téléphone, les sacs poubelles… Qu’est ce que j’oublie ? Je suis cernée !

J’ai déjà pensé à la poubelle, puisque j’en ai aussi une chez moi. Mais vraiment, je ne vois pas par quoi remplacer les sacs poubelles. Je sais qu’il en existe en matériau biodégradable mais un produit de luxe pour garnir ma poubelle, merci bien. Alors on peut réduire ses déchets, en triant, en compostant, en achetant moins de produits avec des emballages inutiles, mais il semble difficile de vivre sans poubelle. Et depuis que je suis au bureau, j’essaye de faire changer les habitudes, mais c’est difficile. J’ai rajouté une poubelle à papier qu’on vient nous ramasser tous les vendredis, et je réussis un peu à faire économiser du papier. On me dit « tu as vu, pour ne pas gaspiller de papier, je n’ai pas imprimé la feuille » ou « tu as vu, je jette mes journaux dans la bonne poubelle ! ». Ça me fait rire et c’est la preuve que ça peut marcher, même avec les plus têtes de mule.
En revanche, pour les tasses en plastique, je n’y parviens pas. J’ai acheté une fois des tasses en carton, qui prenaient deux fois plus de place que leurs collègues plastique et surtout qui coutaient 5 fois plus cher. Expérience non renouvelée, donc.

On a 155 stylos par bureau, alors que nous ne sommes que quatre au bureau. Ils disparaissent sans arrêt. J’ai mes préférés, mais je ne les retrouve jamais où je les ai laissés. Je ne sais plus qui, il n’y a pas longtemps disait qu’un crayon en bois dure environ 3 ans (tout dépend comment on l’utilise, mais il avait calculé que son crayon durait 3 ans). Alors pourquoi diable les vend-on par 10 ? 30 ans de crayon ? C’est pour faire une distribution à la famille ?
Quant aux stylos, je ne sais pas combien de temps ils durent, mais si chacun avait le sien propre, il ne disparaitrait pas toutes les 5 minutes. Je pense que ça n’améliorerait pas l’ambiance du bureau (« Putain mais qui a volé MON stylo? » rugit Josiane de la compta) et que je ne me prêterais plus JAMAIS le mien. Du coup j’en prendrais soin.

Hier, pour le pic nic anniversaire des enfants, le plastique a été plus que largement utilisé. Mais on a bien veillé à ne rien laisser par terre. Moi en tout cas, j’y ai veillé.
J’avais pensé à apporter mon verre et ma serviette, mais pas mes couverts. J’y suis allée avec les doigts pour le taboulé et la salade de riz, malgré l’opprobre de mes camarades.
Sandra m’a conseillé une marque de shampooing dont les bouteilles sont en alu, j’ai eu quelques remarques sur mon verre personnel, et une discussion sur « c’est compliqué quand même sans plastique ! »
Ça me fait plaisir parce qu’il y a des gens avec qui je n’aurais jamais abordé ce genre de discussion sans mon blog.

Avec tout ce que j’ai bu et mangé, aujourd’hui, c’était sport obligé.
Au sport, on marche sur du lino (plastique) et toutes les machines ont leurs assises (mais aussi tous les endroits où on pose bras, tête, mains, jambes…) dans une matière plastique. Le reste est en métal.
Et que fait Hervé, le gentil patron de la salle de sport quand une machine ne marche plus ?
« – Les machines mécaniques, ça ne m’est jamais encore arrivé, mais toutes les machines électroniques, on les répare tant qu’on peut, et ensuite, elles vont à la déchetterie. »

Parce qu’au bout d’un moment, c’est moins cher de racheter une machine que de la réparer, comme pour la plupart des objets du quotidien. Ma mamie faisait réparer son parapluie et ma tante avait trouvé un travail de remailleuse de bas quand elle était encore toute jeune. Je me vois bien, avec mes collants filés, aller chez la remailleuse.
Maintenant, on jette son parapluie quand il est cassé et on en achète un neuf fabriqué par des petits enfants du Tiers Monde pour la moitié du prix d’un pain au chocolat.
Les équipements de la salle de sport sont donc assez écolos. Reste plus qu’à convaincre Hervé de vendre des gourdes (en fer) au lieu des bouteilles d’eau. Demain je m’y mets.


C’est incroyable, mais TOUS les produits cosmétiques sont conditionnés dans du plastique. Tous : mon mascara, mon shampooing, mon dentifrice, toutes mes crèmes, à part certaines dans des tubes en aluminium, ma cire, mon épilateur, mon dissolvant pour le vernis à ongles, mon déodorant, mes divers fards à paupières, et même le capuchon de mon crayon à lèvres est en plastique. Incroyable.
Je ne me sers pas de tout ça tous les jours, loin de là.
Pour le savon, comme je l’ai déjà dit, le problème a été résolu. Pour le shampooing, toujours pas mais je ne désespère pas. J’ai déniché mon mascara chez mon pharmacien préféré. Le tube est en cartonnage et c’est fabriqué dans ma ville. Qui aurait cru que je pourrais trouver un mascara local ?
J’ai arrêté les crèmes qui ciblent toutes une zone différente de mon corps. J’ai longtemps cru que ma crème pour les pieds me donnerait d’atroces maladies si je m’en servais pour mes mains. J’utilise de l’huile de coco bio pour tout mon corps, des pieds aux cheveux, c’est sans produit chimique et ça sent bon (je ferme un peu les yeux sur les heures d’avion qu’a dû prendre mon pot). Surtout, c’est vendu dans un pot en verre. Parfait.
Et quant à ma brosse à dents… alors là… je ne vois pas comment éviter le plastique. J’en ai bien trouvé une avec la tête amovible, qui permet de ne pas changer le manche. Mais ça ne me satisfait pas. Reste la solution d’attraper un sanglier, de lui couper une touffe de poils et de se débrouiller pour les maintenir ensemble sur un manche en bois ramassé dans la forêt. Qui a dit que je n’étais pas une aventurière ?


J’avais oublié l’épineux problème du petit déjeuner, et naturellement, ce matin, je n’avais rien à manger. Je me suis acheté un bête pain complet (bio tout de même) vendu dans un sachet en papier. Et des kiwis bio aussi vendus en vrac, que j’ai mis dans un autre sachet en papier qui avait déjà servi. Ce matin, tout était parfait. Même mon sachet de thé était emballé dans du papier.

Je me reposais sur mes lauriers, que déjà, midi sonnait.
La plupart du temps, je me prépare à manger pour le midi, pour des raisons évidentes d’économie mais aussi de goût, de tentation et de gain de temps. Si on me met devant un étal de desserts, même pas très bons, j’ai la fâcheuse tendance à céder impulsivement. Et pour transporter mes repas, j’ai ma lunch box (« tu peux pas dire gamelle en français ? C’est plus chic parce que c’est anglais ? ») dans une matière pas très orthodoxe, la mélamine, et j’en ai aussi une en inox. Mais parfois, je n’ai pas le temps et je vais m’acheter une salade.

Alors attention, très compliqué la salade. Dans mon quartier, il y a une boutique qui vend tranquillement ses salades à emporter pour la modique somme de 10€. Il y aussi un tout petit vendeur qui nous permet de choisir les ingrédients. 7€ la moins chère. J’aime bien le concept, mais c’est cher aussi.
À côté de ma salle de sport, le supermarché a un stand vraiment bien fourni de diverses choses à emporter : sandwichs, salades, tartes salées, quiches, wraps, soupe en hiver, nuggets, pizzas, j’en passe et des meilleures, à des tarifs défiant toute concurrence. C’est bondé le midi, il faut un ticket pour faire la queue.
La dame me reconnaît quand j’y vais, je suis la cliente qui ne veut ni vinaigrette ni couverts en plastique, ni sac plastique. Ça a été compliqué au début parce que la vendeuse est très rapide et qu’elle met automatiquement tout ce qu’il faut dans le sac plastique. J’ai donc du insister plusieurs fois et maintenant, elle s’en souvient à chaque fois.
Et dans quoi est servie la salade ? une barquette en plastique !
« – Comment on peut faire pour éviter la barquette en plastique ?
– … (yeux ronds de la dame qui se demande si elle a bien entendu) »
Et puis, c’est bondé le midi, est ce qu’on a vraiment le temps de discuter écologie et utilisation abusive du plastique ? Les gens autour de moi me regardent bizarrement, je me sens un peu bête et surtout pénible, tout le monde est pressé.
« – Non mais laissez tomber, je… c’est bon, ça ira… merci !  »
Hum…. Bon ben j’ai déjà économisé les couverts, non ?